mardi, 13 mai 2008

OGM et leurre font bon ménage

Les débats parlementaires sur la loi OGM laissent un goût amer, parce qu’ils révèlent le peu de préparation de nos élus à traiter une question aussi grave que l’introduction des plantes transgéniques dans nos champs.
Pourtant, ils ont une chance inouïe que n’avaient pas leurs collègues d’Outre-Atlantique, il y a douze ans : pouvoir bénéficier du bilan que l’on peut dresser, aujourd’hui, d’une décennie de cultures OGM dans ce grand laboratoire à ciel ouvert que constitue l’Amérique du Nord et du Sud.

Pendant trois ans, j’ai sillonné les prairies et pampas du nouveau monde transgénique et j’ai écouté les paysans, petits et grands, y compris ceux qui se sont lancés les yeux fermés dans la culture des plantes pesticides de Monsanto. Et que m’ont-ils dit ?

1) La coexistence entre les cultures OGM et non-OGM est impossible. C’est un leurre ! Un exemple : au Canada, le colza Roundup ready de Monsanto a contaminé toutes les variétés conventionnelles et fait disparaître le colza biologique, ainsi que me l’a expliqué René van Acker, agronome à l’université de Manitoba.
Quant aux « distances de sécurité », ça fait belle lurette qu’elles sont passées aux oubliettes : le colza, comme le maïs du sud-ouest de la France, est une plante allogame qui se reproduit par pollinisation croisée, grâce aux vents et aux insectes que les bricoleurs du génie génétique ne parviennent toujours pas à contrôler…

C’est précisément l’expérience qu’ils ont eue avec le colza transgénique qui a poussé les grands céréaliers du Canada et des États-Unis à s’allier avec… Greenpeace pour s’opposer à la mise sur le marché du blé Roundup ready de Monsanto, en 2002.
C’est ce que m’a rapporté Ian McCreary, qui n’est pas un dangereux écolo-radical, mais le vice-président de la puissante Commission canadienne du blé, regroupant les céréaliers canadiens, lesquels sont, en général, des producteurs d’OGM (maïs, colza, soja).
« Certes, nous avions peur de perdre nos marchés à l’exportation, car nous savions que les consommateurs européens et japonais n’auraient pas mangé de blé transgénique, mais nous ne voulions pas non plus mettre en danger la biodiversité du blé, m’a-t il expliqué. Enfin, nous craignions que le blé Roundup ready entraîne une augmentation de nos dépenses d’herbicides à cause de l’apparition de “volontaires”… »

2) Car, n’en déplaise à une certaine compagnie de Saint Louis, ses OGM n’entraînent pas la réduction de la consommation de pesticides, mais au contraire, à moyen terme (après trois ou quatre ans), une… augmentation.

Pour la « technologie Roundup ready », selon le terme de Monsanto (à savoir les plantes manipulées génétiquement pour pouvoir absorber le Roundup – elles représentent 70 % des cultures transgéniques mondiales –, un herbicide très toxique fabriqué aussi par la firme), les producteurs sont, aujourd’hui, confrontés à un double problème :
l’apparition de mauvaises herbes devenues tolérantes puis résistantes au Roundup (d’où la nécessité d’augmenter les doses, voire de passer à des classes d’herbicides plus puissants, que Monsanto a d’ailleurs déjà dans son pipe line) ; et les fameux « volontaires ». Ce sont des graines (par exemple de colza Roundup ready) qui sont tombées sur le sol lors de la moisson et qui germent l’année d’après. Si le paysan a décidé de procéder à une rotation de ses cultures, il se retrouve alors avec des pousses de colza dans un champ de blé, dont il ne peut se débarrasser parce qu’elles sont résistantes au Roundup !

Concernant les OGM dits « Bt » – comme le maïs MON 863, dont la culture a été suspendue par le gouvernement français –, le bilan n’est guère plus brillant : une étude publiée par l’université de l’Arizona confirme les prédictions des entomologistes, à savoir que les insectes ravageurs du coton sont devenus résistants à la toxine.
Je rappelle que le Bt est une toxine insecticide naturelle produite par une bactérie du sol (bacillus thurigiensis) et utilisée sous forme de pulvérisation par les agriculteurs biologiques. Monsanto a introduit le gène qui code pour la toxine dans ses OGM, lesquels la produisent donc en permanence. Pour repousser l’inévitable phénomène de la résistance des insectes (ah ! L’incontrôlable évolution des espèces !), la firme et les autorités agricoles exigent que les producteurs plantent 20 % de leurs champs avec des variétés non-OGM – les fameuses « zones refuges » –, où sont censés pulluler les insectes « normaux » pour que ceux-ci se croisent avec leurs cousins devenus résistants au bacillus thurigiensis, provoquant ainsi une « dilution génétique »…
À terme, les grands perdants de la « technologie Bt » sont les agriculteurs biologiques, qui ne pourront plus recourir à l’insecticide naturel, en raison même de la résistance développée par les insectes…

3) Quand vous parlez avec les farmers nord-américains, il y a un mot qui les fait méchamment se crisper : « StarLink ». Ce maïs Bt, produit par Aventis, a provoqué en 2000 une énorme catastrophe sanitaire. Il faut dire que son histoire est exemplaire de l’aberration kafkaïenne qui caractérise le processus d’homologation des plantes transgéniques. En effet, soupçonnant que ce maïs pesticide était allergène, l’agence de protection de l’environnement (EPA) l’avait autorisé pour la consommation animale, mais interdit pour la consommation humaine ! Résultat : des épis de StarLink se sont retrouvés dans la chaîne alimentaire. Voilà comment des milliers de citoyens américains, qui mangeaient des enchiladas et tacos dans les restaurants tex-mex, ont été saisis de symptômes qui « allaient de la simple douleur abdominale, diarrhée et éruption cutanée, jusqu’à des réactions plus rares mettant la vie en danger », selon le docteur Marc Rosenberg, un allergologue qui fut chargé de conseiller le gouvernement dans cette lamentable affaire, laquelle a coûté à Aventis un milliard de dollars…
À noter, que huit ans après le retrait du marché de toutes les semences StarLink, le maïs maudit continue de contaminer les stocks des États-Unis à hauteur de 1 %…

4) Last but not least, le cauchemar des agriculteurs du monde transgénique, c’est la « police des gènes », créée par Monsanto pour vérifier que les « serfs » du nouvel ordre agricole, pour reprendre le mot de Dan Glickman, l’ancien secrétaire à l’Agriculture de Bill Clinton, ont bien racheté leurs semences, chaque année, ainsi que l’exige le « contrat d’utilisation de la technologie » qu’ils doivent signer. Car les OGM sont brevetés. Un petit « détail » lourd de conséquences, qui a profondément bouleversé la vie dans les campagnes nord-américaines et qui, curieusement, fut totalement absent des débats parlementaires français.

 Monique Robin

vendredi, 09 mai 2008

Eco-voiturage

91c138f9755c13b81d9cb98f3f2cf151.jpgAdhérent(e)s et sympathisant(e)s

  Le Grenelle de l'environnement a montré un formidable consensus pour lutter contre le réchauffement climatique. Heu... oui... mais... avons-nous vraiment envie de faire évoluer nos comportements?

  Notre association Ecovoiturons dont l'objet est développement du covoiturage soufflera en avril sa 1ère bougie. Nous avons ouvert la voie, mais tout reste à faire. C'est l'occasion de faire un 1er bilan et de partager nos expériences pour devenir un peu moins "accros" à la voiture en solo.

Nous vous invitons donc à notre

Assemblée Générale annuelle (ouverte à tous)

mardi 13 mai à 20h à Valence 

(rue St Jean, salle Tazieff de la Maison des sociétés) 

Et... pensez à venir en covoiturage, avec Ecovoiturons.

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On parle de nous

f274146f5d19e61067be42328b297679.gifPolitis cite, dans un numéro spécial consacré au commerce alternatif, les Maisons de quartier Coluche et St Nicolas, en parlant des deux AMAP  (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) qui y ont vu le jour il a plus d'un an. C'est à lire ici

lundi, 05 mai 2008

Grève des écoles le 15 mai

"Le gouvernement a allumé tous les incendies dans l'éducation nationale, on n'est pas là pour faire les pompiers. Il n'y a pas de raison que des fonctionnaires municipaux brisent un mouvement de grève de fonctionnaires nationaux". Comme à la Mairie de Paris et probablement la mairie de Romans, la Maison de Quartier St Nicolas n'accueillera pas les enfants de l'école St Just. Nous invitons Monsieur Darcos et pourquoi pas Madame Thoraval à prendre cette initiative. Certes c'est génant pour les familles, mais si la gène est un argument aussi précieux, que dire de celle occasionnée par la précarité de l'emploi ou les bas salaires. Profitons-en pour fêter un joyeux mauvais anniversaire à notre Président.

jeudi, 01 mai 2008

Quand le Ministre parle

"Il me semble qu'il est important de diffuser le plus largement possible ces propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo,  tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde,  proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre 2007 au Café Restaurant Pépita à Paris :

 "Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la  nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent  de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du  coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre  ce problème."
"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour  faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de  l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des  ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles. "A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."
"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par  l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions  considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."
"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de  réduction des effectifs de la fonction publique. Sur  le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des  enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on  supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un  discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais  sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

mercredi, 30 avril 2008

Notre prochain rendez-vous

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Les prochain repas d'chichi le 15 mai, le 6 juin et le 7 juillet.

le repas d'chichi réunit des habitants, des élus, des services. il se déroule une fois par mois de 12h à 14h. C'est une rencontre informelle avec parfois un thème qui se décide au dernier moment. Il faut s'inscrire et c'est 5€ pour tout le monde. Le repas est préparé par l'un ou l'autre des participants, pour l'heure nous attendons Nacéra de l'espace santé qui doit prendre, en théorie, sa part dans la confection d'un repas d'chichi. Si vous souhaitez venir il vous faudra passer par l'accueil et réserver votre place

mardi, 29 avril 2008

Le fil rouge déconne

Quelle n'est pas notre stupéfaction à la lecture du journal des communistes locaux, le fil rouge, lorsque celui ci, dans sa colonne intitulée "ACTU" affirme que tout reste à faire en matière de démocratie participative. La nouvelle délégation "démocratie particitive" est affublée d'un nouveau concept: "d'intervention", faut-il y voir le lointain souvenir de Pragues ... voilà le texte exacte: "est désormais la 4ième adjointe chargée de la démocratie participative et d'intervention. Lourde responsabilité, si l'on sait que tout est à faire"

Les Maisons de quartier ont travaillé depuis des années sur la démocratie participative et c'est ignorer le travail des habitants que d'avancer de tels propos. La Maison de quartier st Nicolas a pris sa part dans ce travail et entend faire avancer l'idée de la démocratie participative sans concession, sans idéologie interventioniste. Nous serons attentifs et  notre contribution sera sans faille.

De plus nous pouvons lire ceci: "il s'agira en effet d'associer enfin les citoyens romanais à la politique locale. Les écouter, recueillir leurs idées, encourager et soutenir les initiatives d'intérêt collectif" La Démocratie participative s'entend dans la co-décision, ce qui est proposé reste de la consultation, c'est ce qu'on appelle  "la politique des pots de fleurs" celle qui ne donne aucun pouvoir au citoyen. Nous entendons faire la révolution des idées dans ce domaine en particulier. Que l'on ne compte pas sur nous pour faire de cette démocratie participative un second carnaval.

lundi, 28 avril 2008

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vendredi, 25 avril 2008

Deux ans, c'est suffisant

Nous voilà arrivés au début de la troisième année de notre blog citoyen c'est à dire à son deuxième anniversaire quelques 470 notes plus loin et 770 commentaires plus tard. Nous soufflonsnos deux  bougies en compagnie de nos lecteurs les plus fidèles comme les plus éphémères.

C’est en deux années, 33 243 visiteurs  pour 101 568 visites pour 502 133 pages visitées. La plus forte fréquentation et de 621 visiteurs et la plus faible étant de 55.

Nous espérons que notre blog apporte un peu à la démocratie et à la citoyenneté. Certes nous sommes souvent polémistes parfois provocants, mais notre vocation n’est pas de caresser dans le sens du poil. Nous avions annoncé l'arrêt de ce blog au profit d'un site et cela ne va pas tarder. En effet il est en cour de finalisation et ce qui retardé son arrivée c'est l'accord de partenariat que nous avons eu avec la MdQ Coluche pour le produire ensemble. Sur ce site vous retroverez toutes les informations des deux maisosn et plus encore.

mercredi, 23 avril 2008

La Président est mort, vive le Président

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Ce numéro édité par la société "blabla" est en vente au prix de 3 euros, et problème la Une étant très proche de celle du Monde, certains risquent, au premier coup d'oeil, de confondre ce bimestriel avec leur quotidien habituel...

lundi, 21 avril 2008

Le prix de l'eau

 Les prix de l'eau dans les grandes agglomérations françaises sont "souvent très abusifs", dénonce lundi l'UFC-Que Choisir, qui épingle les "bénéfices faramineux" de Veolia et Suez et appelle les élus à revenir à une gestion publique de l'eau.

"Les prix de l'eau pratiqués dans les grandes agglomérations urbaines sont souvent très abusifs", dénonce l'association de consommateurs dans sa deuxième étude sur le sujet, étendue à neuf nouveaux syndicats des eaux.

Palmes de la surfacturation selon l'UFC: le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif), la presqu'île de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), qui sont gérés en délégation privée pour la distribution et en régie pour l'assainissement, et Marseille, qui est géré en délégation privée. Le taux de marge du Sedif est, selon l'UFC, de 58,7, c'est à dire que sur 100 euros facturés au consommateur, 58,7 euros constituent le profit du Syndicat des Eaux. Il est de 56,1% à Marseille et de 55% sur la presqu'île de Gennevilliers. Des niveaux "proprement astronomiques", fustige l'association.

Selon la méthode de calcul de l'UFC, Lyon, Toulouse, Montpellier (gestions privées) et Reims (municipale) arrivent juste derrière avec des taux de marge compris entre 40 et 50%. Bordeaux, Nice (gestions privées), Paris (mixte) et Strasbourg (municipale) ont des taux "beaucoup trop élevés" entre 30 et 39%, et Angers, Nantes (municipales), Lille et Nancy (privées) "trop élevés" entre 25 et 30%. "A l'inverse, Chambéry, Clermont-Ferrand, Annecy et Grenoble, qui sont gérées en régie municipale, présentent des prix facturés assez proches de notre calcul de coût", soit des marges entre 10 et 15%, note l'association.

"Ces résultats mettent en lumière les bénéfices faramineux réalisés par les deux entreprises, Veolia et Suez, qui se partagent l'essentiel du marché, et témoignent des inefficiences du service", dénonce-t-elle.

"La facture est aussi tirée à la hausse par des pratiques budgétaires irrégulières. Par exemple, dans plusieurs syndicats d'assainissement, tels que le SIAAP (syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne, ndlr), la coûteuse gestion des eaux pluviales est financée par la facture d'eau alors que, selon la Cour des comptes, ce poste relève du budget général des collectivités locales", ajoute-t-elle.

"La clé d'une meilleure gouvernance de l'eau reste dans les mains des élus locaux" qui "lors de la renégociation de leur contrat (...) doivent envisager sérieusement l'opportunité d'un retour en régie publique", conseille l'UFC. "La menace de ce retour reste en effet le seul moyen immédiat d'accroître l'intensité de la concurrence", juge-t-elle. (Source AFP)

Que doit-on attendre de l'aprés mars 2008

 Cette question se pose pour tous mais pour l’heure nous nous la posons pour nous même, structure d’éducation populaire, impliquée dans la vie politique locale, par ces objectifs désignés : participation des habitants et démocratie participative.

Difficile de se faire admettre comme autonome et indépendant dans ce débat général sur la ville, débat qui couvre à la fois le reconquête d’un pouvoir émoussé et le maintient d’un personnel politique en CDI. A telle enseigne, cet éventaire consensuel, présentant l’ensemble des blogs et autres sites locaux et dans lequel nous avons été répertoriés sous la catégorie « ville ». Rien n’est jamais du au hasard, ce regard qui fait de nous des porteurs d’eau, n’est que l’envie de l’être pour son auteur ? En effet, il semblerait aujourd’hui que l’écrit médiatique vaut : engagement politique.

Mais avant tout revenons sur les politiques de la ville : L’une des finalités de la politique de la Ville est d’intégrer les quartiers défavorisés dans la dynamique urbaine. Cette dimension a été présente tout au long de son évolution, depuis le développement social des quartiers, et même depuis les prémices de cette politique, dans les années 70 au cours desquelles sont apparus les thèmes de la réhabilitation de l’habitat social et de l’habitat ancien populaire concrétisés dans les opérations Habitat et Vie Sociale. Elle a pris des formes différentes, selon que l’accent était mis sur les quartiers comme microcosmes sociaux à re-dynamiser (période DSQ), sur la relégation de leurs habitants à ré-insérer (DSU), ou sur la nécessité d’englober ces démarches dans la politique urbaine des collectivités territoriales et de l’Etat (contrats de ville).

A Romans comme ailleurs ce pose le problème du droit à la ville :, c’est à dire le droit au logement, à l’emploi, aux services, à la culture, à la qualité urbaine et à la citoyenneté. Certes ces droits sont de moins en moins simultanément respectés, et pas seulement dans les quartiers défavorisés. Mais on s’accorde généralement sur le fait que les quartiers dits en difficultés sont les lieux du plus grand cumul de handicaps face à ces droits fondamentaux. Ainsi s’organisée, par le biais de dispositifs, une politique sociale et culturelle relevant du seul fait de la paix sociale. L’idée étant que le liant social passe avant tout par la réduction des problèmes posés dans les quartiers dit : en difficultés.

vendredi, 18 avril 2008

L'acturama, ça déchire

Départ annoncé de Corine qui aurait du prendre comme prénom Cameron, s'eut été plus simple. Après avoir quitté Hollywood pour la Toundra, elle espère retournée très prochainement dans le nouveau film de Brian de Palma "61 voix " un remake contemporain et nordiste de " les dents de l'maire biloute"

Un "charmant" Conseil d'Administration avec son aimable Président et son néanmoins séduisant Trésorier; Quelques admirables administrateurs nouveaux et d'autres brillants administrateurs anciens. Voilà comment se compose notre enchanteur Conseil d'Administration et son curieux cortège de délicats bénévoles. A défaut de faire autre chose, il n'y a pas de mal à se faire du bien, pas vrai !!

L'ancienne caserne des pompiers, avenue Duchesne,  va se transformer en logements sociaux "la résidence Pin-Pon" voilà dévoilé le nom de ce futur ensemble de logement dont l'accès se fera uniquement par grande-échelle (volonté de préserver le patrimoine culturel a dit JDA) et pour rester dans le ton, un concessionnaire Ferrari viendra s'installer dans le RDC rénové.

 On parle de nous dans un gratuit crétois, le colporteur, dans Politis et demain dans le Romans-mag du joli mois de mai. Libé avait déjà évoqué notre Maison dans un article sur les réseaux. La maison de quartier devrait être le cadre d'un prochain documentaire réalisé par FR3 région Champagne-Ardennes sur le thème également du réseau dont le titre serait: « à une voie prés, on déraille »

L'Impartial annonce aussi le départ de Corine pour un retour en préfecture et dit ne pas connaître le nom de son remplaçant qui est malgré connu du Cabinet. Il viendrai d'une commune limitrophe de Valence et comme Bourvil il n'a pas un coeur de pierre. Comprenne qui pourra, moi même jai eu du mal à me convaincre.

Romans magazine n°66 avril 92 page 6 sous une photo la légende dit: H Bertholet, G Chaumontet et des collaborateurs à la sortie de l'hotel Matignon et la question posée à l'époque était: quel devenir pour l'insdustrie cuir-chaussure. 15 ans plus tard la réponse est arrivée ; vous en connaissez le contenu !

Aprés l'élection municipale, on souffle chez les hauts fonctionnaires romanais. On gardera téléphone portable et voiture de service. quand à nos missions, déclarent-ils, nous demandons  qu'elles soient clairement fixées sur ce mandat, parce que les années précedentesnous n'avions plus rien à faire les aprés-midis voir en fin de matinée.

Retour sur les finances de la ville. Précision faite par les contrôleurs au ministre des finances romanais: -lisez Cours des comptes pas des "contes". Puis s'en sont tous retournés au boulot, ay li ay lo.

Fidèle à son engagement , mon ami Georges, s'est abstenu .. de me saluer. En traversant Romans à pied j'ai donc fait un comptage, 28 ont dit boujour, 9 ont refusé et 2 se sont abstenus.  Là encore exellente représentation du corps électoral romanais à 12h15 le 11 avril 2008.

mardi, 15 avril 2008

Sortie contrariée mais chaleureuse

f57d7016500949f3b4948b9e22c3ab38.jpgLa sortie familiale à St Etienne, avec les deux maisons de quartiers et le centre sociale s'est déroulée dans une ambiance joyeuse. Visite du musée de la mine et de celui des arts contemporains, visites guidées perturbées par les approximations d'un chauffeur, qui n'avait visiblement pas préparé son voyage, se perdant à plusieurs reprises dans St Etienne, incapable de se servir de son GPS. Voyage agrémenté d'un accrochage avec une voiture, sur un parkingj je vous rassure. Dommage que les 25 minutes de retard, notamment pour les visites guidées, qui ont être chamboulées et qui n'ont pas permises à 5 personnes de visiter le musée de la mine.

Tous ces incidents n'ont pas empêchés  l'ensemble des habitants des 3 quartiers de partager un chaleureux moment de convivialité. 46 personnes ont pris part à cette aventure routière et culturelle accompagnées par trois salariés des 3 structures. Prochaine sortie le dimanche 18 mai dans le Colorado.

samedi, 12 avril 2008

Une Assemblée Générale bien ordinaire

C'est avec 10 minutes de retard que débute notre Assemblée Générale, une coutume qui n'est pas statutaire mais qui reste, malgré tout , une tradition romanaise, nous dt-on. Assemblée Générale ordinaire mais qui ce jour est devenu extraordinaire par le nombre d'élus présents: quatre. Est-ce l'effet "nouveau mandat", une manifestation de soutien, une attention de reprise en main du trublion "St Nic" dans cette perspective lointaine des assemblées de territoires, qui selon les rumeurs, seraient avant tout managées, pilotées et réglementées par les mairies annexes. L'ensemble sous l'égide d'un service municipal bien décidé à ne pas se laisser doubler par la gauche car ,au grand dieu, elles n'ont pas l'apanage de la participation des habitants, ces Maisons du diable.

Quatre élus, mais néanmoins nous ne savons toujours pas qui sera l'élu à l'éducation populaire, en remplacement de Marie Hillairé, pour l'heure indisponible. Nous aurons beaucoup d'attention sur le nom proposé, une erreur de casting comme sur le mandat précédent aura, pour les mêmes causes , les mêmes effets.

 Après un petit apéro peut débuter cette Assemblée, elle se boucle deux heures trente plus tard avec un renouveau dans le Conseil d'Administration, puisque nous avons pu constater l'arrivée de 3 nouveaux administrateurs et la confirmation de deux autres préalablement cooptés en cours d'année. En un an nous avons donc vu arriver 10 nouveaux administrateurs . sur les 15 sièges possibles du collèges des membres individuels, 13 sont donc occupés à ce jour. Il faut ajouter les deux sièges occupés dans le collège des associations: la Ferme du Chapitre (l'amap) et Envie de patch. Une belle participation des adhérents, la présence du collège Triboulet par sa principale, Delphine Bouvier. La MjC R Martin, la Mdq Coluche étaient présentes ainsi qu'ATTAC, l'ASTIR, Brin d'arts. Soirée qui s'est achevée sur un buffet laïque, République oblige.

mercredi, 09 avril 2008

Rapports, quitus et autres friandises

de l'Association St Nicolas

 vendredi 11 avril 2008 - 19h30/22h30

Salle Carlson - niveau 3 porte 241

vendredi, 04 avril 2008

Visite à St Etienne, dimanche 6 avril

  6198dd1a93816e8bc6386bdf017444ef.jpgPour les yeux aguerris du voyageur de passage à St Etienne, certaines 646071447f76592496cb7f15cb1196c6.giftraces du passé minier sont toujours présentes. Et même si la nature a essayé de reprendre ses droits, « les crassiers » ou terrils parsemés ça et là, dominent toujours la ville et témoignent de ce temps ou l'on exploitait le charbon sans remblayer les vides laissés sous terre par cette denrée essentielle au développement du monde industriel.

 Le musée d'art moderne détient une collection d'oeuvres du XIX siècle, XX siècle et XXI siècle, une des plus importantes en France après celle du musée national d'art moderne de Paris. Il offre l'un des plus riches panoramas de la création artistique internationale du XX siècle (peinture, sculpture, photographie, désign)

03b6298d196f2260f490d0bea0c87e52.jpgCi-contre les tarifs applicables - Sens du ramassage: 7h45 au centre social Monnaie et 8h parking devant le cinéma Planète. Réservation obligatoire.

 -Sortie familiale organisée par le Centre social de la Monnaie et les maisons de quartiers Coluche et St Nicolas-

     

jeudi, 03 avril 2008

AUTORESO

  550a32a6d26ee6f2d7ec28f0c2cb0e4f.gifDans le cadre du RESO, la Maison de quartier met à dispostion des habitants, une automobile. Ce prêt se fait selon des modalités affichées a l'accueil, que nous vous conseillons de venir découvrir. Si vous n'avez pas de permis, peu importe, le RESO vous en fournit le chauffeur, toujours dans le cadre du RESO. Le tout se paye en tictac.  D'ici quelques temps nous pourrons mettre dans le RESO une camionette pour tous les transports ménagers: déménagements, encombrants et autres transports volumineux.

mardi, 01 avril 2008

Il était une fois, un Conseil

  31 mars, il est 17h30 quand débute le conseil municipal. 17H30; heure de la salle du Conseil, car l'horloge communale est encore à l'heure du mandat précédent. C'est le Conseil qui désigne tous les membres siegeant dans les différentes commissions locales ou départementales. C'est le Conseil qui précise les indemnités des élus en explicitant le mode de calcul qui régit ces mêmes indemnités. C'est du barbare dans le texte et il faut une question pour qu'on nous précise les montants en euros; Tout un Conseil dans un brouhaha venant d'un public, particulièrement indisciplin: étonnant.

Des sonneries de téléphones, des lectures de textos, des discussions avec le public, bref un Conseil parfois désinvolte, peu respectueux de l'image qu'il est censé porté. G Perret (assis au centre de la dernière travée) quitte le Conseil à 19h05, pour des raisons d'importance.. prévues dira Monsieur le Maire.

De vraies décisions et de vrais débats. Un élu renvoyé à sa copie lorsqu'il intervient sur l'absence de l'opposition dans les commissions et des votations de principe: 9 voix contre, 2 abstentions et 28 pour, quelque soit les commissions proposées. Le plus étrange sont les deux voix contre? Un petit rappel au silence dans le public à la demande d'un élu.

Dans le public quelques clients frontistes, des maisons de quartier, des électeurs de gauche et du centre, en blanc, comme une consigne de vote, madame Papoz et monsieur toutlemonde.

Un maire dont les indemnités sont de 2 900€ et environ de 1 200€ pour les adjoints. Entre 150 et 600€ pour les conseillers délégués. Si nous devions comparer ces chiffres au temps passé par les élus, ce sont des indemnités bien au dessous du SMIC. Si pour certains élus c'est une étiquette au revers de leur ego, pour d'autres c'est un véritable engagement qui vaut largement l'indemnité qu'ils perçoivent.

20h la séance est levée, l'horloge de la salle du Conseil indique 19h; Au vue des soutiens dont cette équipe à besoin, un conseil, qu'elle se mette à l'heure  d'étais.

Un retour fracassant

Aprés être parti de la Mdq des Ors, M. Najjarian reprend son poste de direction au Ors en remplacement de S Patouillard en partance pour Valence, elle même remplaçant M. Réchid, devenu depuis peu, ami très proche de M. Bar, délégué de la Fédération des centres sociaux. Le jeu de chaise musicales d'une grande famille qui ont tous un point commun, leur amour immodéré pour M. Maquin. Rappel nous sommes passés à l'heure d'été, pas à l'heure des taies. Reveillez-vous citoyens, on vous attend..