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dimanche, 23 septembre 2007

MdQs au coeur du débat

Attention, la démocratie participative,

n’est pas une marchandise

 

La démocratie participative n’est pas l’utopie d’une démocratie directe, ni celle d’une société sans conflits, mais l’utopie d’une communauté qui n’abandonne pas son autonomie entre les mains de ceux qu’elle désigne pour les représenter.

C’est le premier moyen de prendre en compte ces voix citoyennes, ce qui manifestement ne passe pas par le seul droit de vote.

C’est non seulement un idéal politique moderne, mais aussi un modèle performant. Plus les citoyens sont en capacité de s’exprimer et de délibérer sur le devenir de la cité, plus une communauté est en capacité d’agir pour ces fins.

Plus un régime politique prend en compte les attentes de ses membres, plus il est efficace. La participation n’est ni l’autre de la représentation, ni son simple supplément d’âme, mais la force exigeante qui anime de son imagination créatrice la démocratie.

La participation constitue la modalité la plus efficace pour l’intégration de tous ceux qui forment la communauté politique. La reconnaissance de la voix de chacun est le premier élément de la solidarité qui permet à la communauté d’agir ensuite efficacement pour le bien de tous

 

Les Assemblées de territoires

Les plans de quartiers

Dans le modèle que nous travaillons, de nouvelles institutions sont à créer, qui disposeront d’un véritable pouvoir décisionnel ou co-décisionnel et qui incarneront un “quatrième pouvoir”. Les dispositifs doivent de ce fait s’appuyer sur des règles claires et impliquer une qualité délibérative assez forte.

L’autonomie de la société civile est encouragée, à travers une volonté politique clairement affirmée en ce sens mais aussi grâce à des garanties procédurales et à l’existence d’un réseau associatif fortement mobilisé.

La rencontre entre acteurs politiques et mouvements sociaux permet que se croisent des dynamiques, du bas vers le haut et du haut vers le bas.

L’institutionnalisation d’une démocratie participative constitue une pression conséquente en faveur de la modernisation de l’administration en favorisant sa réactivité et sa responsabilisation, la société civile pouvant aller jusqu’à exercer un véritable contrôle du fonctionnement des services publics.

Le dispositif est investi largement par les couches populaires et produit des effets redistributifs importants - pouvant aller localement jusqu’à une inversion de priorités au bénéfice des dominés.

 

 

En conséquence de quoi, les Maisons de Quartier ne se laisseront pas instrumentaliser pour ne remplir que le seul rôle de « gentil animateur », Elles entendent devenir l’espace démocratique (qu’elles sont déjà) où s’interpellerons à la fois les exigences citoyennes et le pouvoir local, détenteur de l’intérêt général. Il n’est pas utile de voir naître un service «démocratie participative » dont la seule finalité politique est une routinisation du processus et de la cooptation des éléments les plus actifs de la société civile dans la politique professionnelle.

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