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lundi, 24 septembre 2007
Bénévoles !!! vos papiers
Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDF) est une association qui conduit des actions de sensibilisation des acteurs sociaux à l’approche des problématiques de violence dans le cadre conjugal et familial. Cette association a proposé cette année un cycle de sensibilisation aux violences conjugales (sur 5 journées différentes s’étalant de septembre à mars) aux salariés ainsi qu’aux bénévoles.
Nous n’avons pas reçu d’invitation et c’est le collectif droit des femmes de Romans qui nous l’a transmis. Nous avons envoyé le coupon réponse tardivement ayant eu l’information récemment. Notre venue n’était donc pas prévue étant donnée que le coupon réponse n’était pas arrivé dans les délais.
Nous nous sommes présentées (Animatrice de la MDQ et une bénévole du collectif contre coups) à la 1ère journée où 14 professionnelles étaient présentes, 2 professionnelles du CIDF qui animées la journée (une psychologue et une juriste) et une seule bénévole. Nous commençons par un bref tour de table et la bénévole du collectif annonce qu’elle sera présente à tout le cycle et que d’autres bénévoles se grefferont lors des journées.
La réponse a été sans appel : nous ne pouvons pas les recevoir car la condition étaient la présences obligatoire à toutes les journées nous répondit on.
Nous lui expliquons notre cas et ajoutons que cette condition n’apparaissait pas dans le courrier d’invitation. Elle nous répondit que les personnes présentes ont été prévenues par téléphone dès que leur coupon réponse a été reçu.
Etant donnée notre inscription tardive, nous n’avons pas eu cet élément. La bénévole décide donc de partir par solidarité par rapport au collectif.
Au moment de la pause matinale, les deux intervenantes me demandent de faire part à la bénévole leurs excuses pour la façon dont s’est déroulé l’altercation et que cela n’avait vraiment rien avoir avec le fait qu’elle soit bénévole ou pas. Elle me font part des expériences des années précédentes où les va et vient sur des journées ralentissent plus ou moins le cheminement et augmentent les redites.
L’après midi, une professionnelle se présente et explique sa non présence du matin. Aucune réaction des intervenantes…En observant les personnes autour de la table, je m’aperçois qu’une professionnelle présente le matin n’est pas là.
Le lendemain de cette journée de formation je décide d’appeler une des intervenantes pour avoir des explications sur la différence de traitement entre des bénévoles et des professionnelles.
Là elle m’explique qu’elle n’est pas intervenue après l’arrivée de la professionnelle l’après midi car cela était prévue (réunion importante). Je lui réponds que les bénévoles ont aussi une vie professionnelle et qu’elles ne peuvent donc pas se bloquer 5 jours.
Elle me réponds que cette situation est exceptionnelle et que les personnes non présentes à 1 demi journée la rattrape sur une autre session qui a lieu sur un autre site (Bourg les Valence).
Je lui explique aussi que le collectif aurait souhaité participer seulement à certaines de ces journées car certains thèmes abordés ont déjà étaient vus par le collectif. Elle me propose de travailler avec le CIDF, c'est-à-dire qu’elle se propose à faire des interventions au sein de la Maison de Quartier si on le souhaite et me répond que de toute façon on ne peut pas revenir sur cette obligation de présence sur les 5 jours qui n’est pas révisable (Sauf pour la 4ème journée qui est un colloque ouvert à tout public) et que c’est va et vient mette en péril le plaisir d’y participer. Je rebondis sur cette notion de plaisir, en lui disant que les bénévoles du collectif était ravit de pouvoir y participer et que la notion de plaisir était sûrement plus présentes chez les bénévoles et que chez les professionnelles présentes (commande de leur direction).
Je continue la conversation en lui disant que cette obligation freine la présence des bénévoles et que cela n’est pas étonnant de voir uniquement des professionnels autour de la table. Elle me répond que cela est la première fois car dans d’autres sessions qu’elle a effectuées il y avait toujours des bénévoles. (Romans est donc l’exception à la règle !)
Je termine la conversation en lui soumettant que pour les années à venir il faudrait peut être enlever CETTE REGLE, diminuer le nombre de jours, car 5 journées obligatoires c’est énorme pour des bénévoles et faire des courriers plus explicites pour éviter des amalgames !
La conversation se termine et me donne rendez vous à la prochaine journée obligatoire le lundi 22 octobre 2007.
Florence F
15:33 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Vive le sport en prison
Commentaires
cette notion de va et vient dérangeante me sidère!
c'est justement ce va et vient qui a fait la richesse des journées de sensibilisation organisées par le collectif contre-coups . Par ces croisements,nous avons enrichi nos connaissances,connaissances des problèmes, connaissances des organisations, connaissances du réseau !
et accepter qu'une réunion de travail mérite plus de considération qu'une demie-journée de travail ou qu'une permanence du collectif alors là,je reste coite !!
finalement j'ai bien fait de partir, car nous n'avons pas les mêmes valeurs visiblement !
Ecrit par : Brigitte | mardi, 25 septembre 2007
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