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lundi, 12 novembre 2007
La société civile
«S'il faut redorer le blason de la société civile, gardons-nous toutefois de la sacraliser. Par définition, la société civile est un lieu de conflits : conflits de générations entre parents et enfants, conflits entre petites et grandes entreprises, conflits entre corporations et professions, conflits entre patrons et syndicats, conflits entre les médias et l'autorité des familles, etc. La société civile est toujours menacée de perdre de sa civilité par les multiples conflits qui l'agitent, et c'est d'ailleurs pourquoi l'État s'interpose entre ses composantes pour la pacifier. Nos débats contemporains opposent encore deux conceptions de la société civile, l'une optimiste, l'autre pessimiste. Pour les libéraux, elle est le refuge de la liberté, le havre de l'initiative privée et de la morale de l'autodiscipline, menacés par les pesanteurs de l'État. Pour les sociaux-démocrates d'Amérique et d'Europe, la société civile, laissée à elle-même, engendre inégalités et incivilité, et c'est la loi qui libère et l'excès de liberté qui opprime. Dans un essai consacré aux nouvelles formes de la démocratie contemporaine, le politologue Jean-François Thuot écrivait récemment : “ L'État subsidiaire est guidé à la fois par un devoir de non-ingérence, au nom de l'autonomie de la société civile, et par un devoir d'ingérence au nom d'un ordre social juste. ”»
par Marc Chevrier22:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Vive le sport en prison
Commentaires
Trés bon texte que vous devriez envoyer au Modem de Georges Perret car il faut bien dire que son regroupement de personnalités, dont je connais pas mal de personnes, ont été des électeurs du Modem. Il va sans dire que son étiquette de société civile est un peu surannée. Bref, je m'associe assez volontiers aux propose de ce blog ou de F Maquin sur cette notion de société civile citoyenne qui consiste à contrôler les pouvoirs et non pas à les prendre, au nom d'une bonne gouvernance où l'emplilement des intérêts des personnes l'emporte trop souvent sur le collectif. De plus entrer dans la compétition municipale avec ce préalable du forum citoyen, qui semblait plutôt avoir la volonté d'alimenter la réflexion général, donne aujourd'hui à cet engagement une nature opportuniste qui renvoie ce rassemblement à ce qu'il reproche aux autres.
Ecrit par : Alain | mercredi, 14 novembre 2007
J'ai moi aussi voté pour le Modem et je continue à être proche de ce mouvement, mais en aucun cas je me sens concerné par la démarche de ce M Perret dont la profession, je crois, est la communicaton. Il semble trés bien communiqué, la politique est peut être autre chose que le brillant d'un prospectus, qu'il soit de surcroit politique.
Ecrit par : C. Pellat | mercredi, 14 novembre 2007
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